1. Les premiers réflexes de sécurité (L’urgence)
Si la collision survient, votre priorité absolue est la sécurité des passagers et des autres usagers de la route.
- Sécurisez la zone : Allumez vos feux de détresse, enfilez votre gilet jaune et placez le triangle de préservation à au moins 30 mètres (sauf si cela vous met en danger, notamment sur les axes rapides comme la N17 ou la D939).
- L’animal est blessé ou mort : Ne vous approchez pas d’un gros gibier (sanglier ou cerf) blessé ; sa réaction peut être dangereuse. S’il est mort sur la chaussée et présente un danger, n’essayez de le déplacer que si vous ne prenez aucun risque.
- Prévenez les autorités : À Arras ou dans les communes rurales environnantes, appelez la Gendarmerie ou la Police (le 17). C’est une obligation légale en cas de collision avec du grand gibier. Ils noteront l’incident, ce qui constituera une preuve précieuse pour votre assurance.
2. Le rôle de votre Assurance Auto : Qui paie quoi ?
L’indemnisation dépend quasi exclusivement de la nature de votre contrat d’assurance. Contrairement à un accident entre deux véhicules, il n’y a pas de « tiers » identifiable pour payer les dégâts.
A. Vous êtes assuré en « Tous Risques »
C’est la situation idéale. Votre assureur prendra en charge les réparations de votre véhicule, quel que soit le type d’animal (sauvage ou domestique).
- La franchise : Elle reste généralement à votre charge, sauf si votre contrat prévoit une option spécifique « zéro franchise ».
- Le bonus-malus : Bonne nouvelle ! Si la collision avec l’animal sauvage est considérée comme un cas de force majeure (imprévisible, irrésistible et extérieur), votre assureur ne doit pas vous appliquer de malus.
B. Vous êtes assuré « Au Tiers » ou « Tiers Étendu »
C’est ici que les choses se compliquent. L’assurance au tiers ne couvre que les dommages causés aux autres.
- Dommages matériels : Ils ne seront pas remboursés par votre assureur.
- Dommages corporels : Si vous ou vos passagers êtes blessés, c’est la garantie « Sécurité du Conducteur » (si souscrite) ou le fonds de garantie qui interviendra (voir point suivant).
3. Le recours au FGAO : Le filet de sécurité ultime
Si vous n’êtes pas assuré en « Tous Risques » et que vous subissez des dommages importants, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) peut intervenir sous certaines conditions très strictes.
- Conditions d’intervention : L’accident doit avoir eu lieu en France et impliquer un animal sauvage (sans propriétaire).
- Preuve de la collision : C’est le point crucial. Le FGAO n’indemnise les dégâts matériels que si vous pouvez prouver qu’il y a eu un contact physique avec l’animal.
- Conseil d’expert : Ne nettoyez pas votre voiture tout de suite. La présence de poils, de sang ou de traces de choc sur la carrosserie est indispensable pour l’expertise.
- Évitement sans choc : Si vous avez fait un écart pour éviter un chevreuil et que vous avez fini dans le fossé sans toucher l’animal, le FGAO n’interviendra pas pour les dégâts matériels. Seuls les dommages corporels pourraient être pris en charge.
4. Tableau : Démarches et délais après la collision
| Action | Interlocuteur | Délai |
| Sécurisation & Signalement | Police / Gendarmerie (17) | Immédiat |
| Collecte de preuves | Photos des lieux et des traces | Sur place |
| Déclaration de sinistre | Votre conseiller Arras Assurance | 5 jours ouvrés |
| Saisie du FGAO | Formulaire en ligne (si besoin) | Le plus tôt possible |
5. Focus Local : Les zones à risques dans l’Arrageois
En 2026, plusieurs secteurs autour d’Arras sont identifiés comme des couloirs de passage fréquents pour le gibier :
- L’axe Arras-Bapaume (D917) : Traversée de zones de plaines où les chevreuils sont très actifs la nuit.
- La zone d’Habarcq et Wanquetin : Proximité de petits bois et vallons.
- Le contournement Est d’Arras : Les zones de bosquets nouvellement plantées attirent les jeunes sangliers.
Prévention : Si vous voyez un panneau « Danger Animaux Sauvages », ralentissez. Rappelez-vous qu’un chevreuil en cache souvent un autre ; si un animal traverse, attendez-vous à ce que le reste de la harde suive.
6. L’avis de l’expert : « L’importance des photos et témoignages »
« Face au FGAO ou même à un assureur tatillon, la preuve est reine. À Arras, nous conseillons toujours à nos clients de prendre des photos larges de la route pour montrer l’absence de clôtures, et des photos de très près des traces de poils sur la carrosserie. Si un autre conducteur s’arrête pour vous aider, demandez-lui ses coordonnées : son témoignage confirmant avoir vu l’animal peut débloquer une situation d’indemnisation complexe. » — Responsable Sinistres, Arras Assurance.
7. FAQ : Vos questions sur le gibier en Artois
Puis-je emporter l’animal mort pour le manger ?
La loi française (et le Code de l’environnement) autorise le conducteur à ramasser le « grand gibier » (cerf, chevreuil, sanglier) tué accidentellement à la suite d’une collision avec un véhicule, à condition d’en informer préalablement la gendarmerie ou la police nationale. Toutefois, pour des raisons sanitaires, cela est déconseillé sans examen de la carcasse par un spécialiste.
L’accident a eu lieu à cause d’une partie de chasse, qui est responsable ?
Si la collision se produit alors qu’une battue est en cours à proximité (fréquent dans les bois de l’Arrageois le week-end), la responsabilité de l’association de chasse peut être engagée. Il faudra prouver que l’action de chasse a poussé l’animal vers la route de manière anormale.
Mon assurance peut-elle résilier mon contrat après une collision avec un animal ?
Une seule collision n’entraîne généralement pas de résiliation. Cependant, si vous multipliez les sinistres, l’assureur peut réévaluer votre dossier. C’est pourquoi la prévention reste votre meilleure protection.
